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Effet de levier, topoption et iforex

 

J’ai reçu des dizaines ou des centaines de questions sur l’effet de levier. En effet, je conseille à la fois sur le sens du timing à suivre et en même temps sur le niveau d’effet de levier que j’utilise.
 

Très succinctement, l’effet de levier consiste à acheter plusieurs fois le montant de ce que l’on possède en Bourse. Si j’ai 100 euros sur mon compte, un effet de levier de 5 correspond à un ordre d’achat de 500 euros d’actions. Certains produits comme les contrats Futures permettent de monter à un effet de levier de 20. Ainsi, avec 100 euros sur mon compte, je peux acheter pour 2 000 euros de CAC 40 si je le souhaite. Encore plus extrême, en Angleterre, sur les CFD, équivalent anglais des trackers français, l’effet de levier proposé monte jusqu’à 100 sur les indices et 25 sur les actions ! C’est d’ailleurs ce que propose de nombreux courtiers dont iforex. Un effet de levier de 20 multiplie donc les gains et pertes par 20. Cela signifie qu’une variation de seulement 5% sur le CAC 40 entraîne soit un gain de 100% ou au contraire, une perte de 100% ! L'effet de levier est encore plus énorme sur les options binaires comme le met en avant top option


 

Les caractéristiques techniques du contrat CAC 40 FUTURE (FCE)

Le FCE est un contrat à terme ferme corrélé à l'indice CAC 40.
Il est coté en points d'indice. L'unité de négociation est constituée d'un contrat dans lequel chaque point d'indice est affecté d'une valeur de 10 euros.
La valeur du contrat est égale au cours coté x 10 euros.

Exemple :
Si le cours du contrat à terme ferme CAC 40 s'établit à 4 000, le contrat a une valeur de : 40 000 euros. Si vous achetez un Contrat Future à 4 000 points et que vous le revendez à 4 200 points, votre gain est de (4 200-4 000) x 10 euros = 2 000 euros.

Les cotations s'effectuent en continu selon la chronologie suivante :
- Session du jour de 8 h 00 à 17 h 30,
- Session du soir de 17 h 30 à 20 h 00,

Cours de compensation
À l'issue de chaque séance de négociation, Euronext Paris SA détermine le cours de compensation de chaque échéance sur la base des cours cotés à la fin de la séance.
Les appels de marges quotidiens s'effectuent sur la base de ce cours de compensation.

Dépôt de garantie
Le dépôt minimal de garantie à verser préalablement à la passation d'un ordre par tout donneur d'ordres opérant sur le contrat à terme ferme sur l'indice CAC 40 est de 270 points soit 2 700 euros.


Mes trades et l’effet de levier

 

En principe, je passe des lignes de 25%, 33 %, 50 % ou 100%.

100% signifie en trading un effet maximum de 15.

50% équivaut à un effet de levier de 7.5.

33% équivaut à un effet de levier de 5.

25% équivaut à un effet de levier de 3.75.

Pour dupliquer mes stratégies sur le contrat Future du CAC 40, il faut au minimum quatre contrats soit 2 700 euros * 4, donc 10 400 euros. Montant auquel il faut rajouter un peu de trésorerie, soit au total environ 12 000 euros.


 

Une ligne de 25% = 3.75 d’effet de levier = 1 contrat Future CAC 40 = 2 700 euros


 

Une ligne de 50% = 7.5 d’effet de levier = 2 contrats Future CAC 40 = 5 200 euros


 

Une ligne de 100% = 15 d’effet de levier = 4 contrats Future CAC 40 = 10 400 euros


 

Dans les caractéristiques du paragraphe précédent, vous avez pu noter que la valeur faciale du CAC 40 était de 40 000 euros. Car le point CAC 40 vaut 10 euros (pour un CAC 40 qui cote 4 000 points comme c’est le cas actuellement à la mi-février 2005). 2 700 euros de couverture pour acheter une valeur faciale de 40 000 euros donne un effet de levier de 15 ou très exactement 14.87 !
 

Le contrat CAC 40 Future présente le gros avantage de réduire considérablement les frais de courtage par rapport aux actions. Très réduit également chez Anyoption


 

Comment je gère l’effet de levier sur mes comptes personnels

L’effet de levier est dangereux. D’un côté, il offre l’opportunité de réaliser des performances à trois chiffres, la preuve avec le titre de ce livre. Mais en contrepartie, il expose potentiellement l’utilisateur à une ruine très rapide !

En ce qui me concerne, j’alloue 80% de mes comptes personnels à des opérations de Tendance Intermédiaire avec un effet de levier qui varie de 1 à 2 sur le CAC 40. L’horizon d’investissement est de quelques jours à quelques semaines. La taille des gains et des pertes oscille entre 3 et 20% selon le niveau de volatilité. Enfin, le nombre d’opérations en moyenne est de 6 à 10 par an, chiffre variable selon les opportunités et l’activité sur le CAC 40.
 

Les 20% restants sont alloués à un compte de trading où je me permets de prendre des risques maxima. Mon effet de levier peut grimper à 15. Et je suis nettement plus dynamique, en réalisant trois, quatre, voire cinq allers et retours dans le mois.

À noter que je ne pyramide pas les gains et les pertes. Cela signifie que je trade avec une mise fixe permanente. Je ne réinvestis pas les gains dans l’opération suivante. Inconvénient de la démarche, la progression de mes performances est lente. Mais atout principal, je perds moins en cas d’erreur.
 

En outre, je transfère systématiquement tous mes gains du compte de trading vers le compte de Tendance Intermédiaire. Ainsi, même si cela ne m’est jamais arrivé, en cas de crash de mon compte de trading, je peux redémarrer en prenant des capitaux sur le compte de Tendance Intermédiaire.


 

La voie de l’effet de levier et de l’anticipation

Réaliser une performance supérieure à celles des indices boursiers (rappelons que la majorité des gérants de sicav actions n’y arrivent pas) ne peut arriver qu’en utilisant trois types de stratégies.

La première est d’alléger lors de points hauts intermédiaires et de revenir à l’achat après une période de consolidation. Problème, si le marché amène à sortir sur un point haut et ne redonne pas de portes d’entrée car il refuse de corriger (c’est le cas notamment en 1999), l’investisseur rate le mouvement haussier suivant et se retrouve distancé par l’indice de référence.

La deuxième est de profiter de l’effet de levier pour démultiplier les gains, à condition d’apprendre à anticiper la tendance à court terme du marché que l’on traite. C’est la voie que j’ai choisie. Et j’ai donc travaillé à améliorer mon taux de réussite (implicitement, la pertinence et l’efficacité de mes prévisions) de manière à bénéficier des atouts de l’effet de levier sans ses inconvénients, les grosses pertes (même si je commets toujours des erreurs d’appréciations qui me coûtent parfois un peu…).

La troisième possibilité consiste à ne jouer que sur 2 à 3 actions en même temps, en concentrant toutes ses forces sur des titres plus volatiles que l’indice. Car comme je le démontrerais dans un autre chapitre, diversifier ses risques « en ne mettant pas tous ses œufs dans le même panier » revient statistiquement à ne pas pouvoir battre l’indice de référence. Il est bien entendu possible d’utiliser également l’effet de levier dans cette deuxième voie.

La principale différence réside dans le fait qu’il n’est pas obligatoire d’avoir une idée précise sur la tendance à venir du marché pour intervenir avec succès. En effet, grâce à l’utilisation de techniques non directionnelles, comme la lecture du carnet d’ordres, les breaks, la pattern d’analyse graphique spécifique… des traders parviennent à réaliser de très grosses performances.

Je suis un trader d’indices boursiers. Je n’ai pas, à ce jour, trouvé de stratégie sur les actions qui fonctionne de manière aussi régulière que les techniques présentées dans ce livre sur les indices boursiers. En outre, je préfère intervenir en Bourse en anticipant de manière rationnelle la tendance à court et à moyen terme. J’ai donc pour l’instant délaissé la deuxième voie au profit de la première.


 

La résistance à la douleur

Impossible enfin de ne pas terminer ce chapitre en rappelant que jouer en bourse implique des moments difficiles, en particulier lorsque l’effet de levier intervient. Les pertes sont démultupliées. De nombreux intervenants connaissent intellectuellement ce problème, mais ne réalisent pas vraiment ce qu’il signifie. Des évènements statistiques exceptionnels peuvent à chaque instant se mettre en place et provoquer des pertes « anormales ». Cela fait partie du jeu. Très souvent, j’ai observé que des boursicoteurs chez AvaFx n’acceptaient finalement pas ces moments difficiles. Comme si les pertes existaient bien sur un plan conceptuel, mais ne devaient pas les concerner au niveau de l’expérience. Inutile de préciser qu’il s’agit là d’une utopie. Ce n’est pas la méthode qui doit être remise en cause, mais la psychologie humaine ! Avec le temps, j’ai fini par comprendre que j’avais une capacité de résistance à la perte largement supérieure à la moyenne. En conséquence, peu de personnes parviennent alors à me suivre intégralement dans mes opérations de trading.